LA MACA ou l’herbe des Dieux du Sud:

Complément ou alternative végétale à la DHEA ?


 
De la famille des Brassicaceae, tout comme le cresson, la pomme de terre, la tomate et le tabac, la Maca ou encore le Maca-maca, Ginseng Péruvien (appelé aussi Maino, Ayuk wilku ainsi qu’Ayak chichira) gît sur le sol et ressemble à un plan de pomme de terre qui aurait perdu tout tonus (en anglais : « flat potato plant »).

De couleur brunâtre, ses fleurs sont de teinte ivoire et ses racines donnent à penser qu’il s’agit « d’une poire ayant la tête à l’envers ». La Maca est aussi associée au Ginseng (d’où son nom familier de Ginseng Péruvien) en raison de la morphologie de sa racine, qui se rapproche considérablement de celle du Ginseng Sibérien.

 

La plante pousse sur les hauts plateaux des Andes entre 3000 et 5000 mètres et résiste au froid et aux gelées.

 

Les habitants des hautes montagnes et vallées du Pérou disent  que cette herbe est réputée pour ses remarquables propriétés toniques, et c’est pourquoi son effet sur l’organisme est comparé à l’activité céleste ou royale. Cette « herbe divine” est  traditionnellement, une nourriture du « yang » et en conséquence, un symbole de virilité et d’immortalité.

 

Utilisée autant pour ses vertus culinaires que curatives par les péruviens des Andes, la Maca est cultivée depuis au moins 2000 ans. Considérée comme la «nourriture de la famine», la Maca devenait essentiel dans la préparation des repas en temps de disette. Or, de récentes analyses scientifiques ont démontré que sa racine possède effectivement un taux très élevé d’acides gras essentiels et que sa valeur nutritive procurerait les acides aminés indispensables à l’organisme.

De plus, sa racine ou tubercule peut être séchée et mise en poudre ainsi qu’entreposée pendant plusieurs années sans souffrir de détérioration importante. Les racines, séchées et mélangées à de l’eau, deviennent une bouillie aromatique connue sous le nom de “mazamorra”, après avoir bouilli pendant cinq à six heures. Le goût de la Maca a été décrit par les gens le consommant comme se rapprochant du goût de la coquille de l’arachide et celui de certains types de pollens que l’on retrouve au Pérou.

 

En matière de pratiques médicales traditionnelles des habitants des hauts plateaux du Pérou, la Maca est utilisée pour des usages très variées : chez les hommes, l’accroissement de la vitalité sexuelle et particulièrement la fertilité, chez les femmes, on la préconise lors  de la ménopause, notamment  pour les bouffées de chaleur et les syndromes prémenstruels. Comme la DHEA, elle aurait aussi la possibilité d’améliorer l’aspect de la peau, le désir sexuel, diminuerait la sécheresse vaginale,  améliorerait l’équilibre émotionnel et la résistance au stress. De façon générale, la Maca augmenterait l’énergie et la vigueur corporelle, corrigerait certaines anémies et renforcerait le système immunitaire. Enfin, de récentes recherches scientifiques effectuées en laboratoire (in vitro) démontreraient que la Maca aurait une action de stimulation sur l’hypophyse et l’hypothalamus, modulant les sécrétions des hormones LH, FSH, HCG et prolactine  et en conséquence un rôle considérable dans le bon fonctionnement des autres glandes endocrines  tels que les ovaires, les testicules, les glandes surrénales, le pancréas ainsi que la glande thyroïde.

 

La Maca contient des alcaloïdes, des acides aminés, des acides gras (linoléniques, palmitiques et oléiques) des carbohydrates, du calcium, du fer, du magnésium, de l’isothiocyanate de methoxybenzyl, responsable de ses propriétés aphrodisiaques, des glucosonilates qui seraient responsables de ses effets sur la stérilité, du phosphore, des saponines, du stigmasterol, du sitosterol, des tannins, du zinc, des vitamines  B1,  B2,  B12,  C, et E.

Il contient plus de fer et de calcium que la pomme de terre.

INDICATIONS DE SUPPLEMENTATION NUTRITIONNELLE

 

Ce véritable composé nutritif « idéal » résistant au froid extrême et permettant aux indiens de traverser des périodes de disette est un défatigant, antiasthénique. On peut le recommander dans les périodes de récupération d’affections chroniques, de stress et en complément dans le cadre des anémies. Serait il un « stimulant hormonal global » comme le yam ou dioscorea, cela restera à démontrer mais on peut logiquement le supposer et le recommander également chez des sujets ayant eu trop longtemps des apports nutritionnels déficitaires.

 

 

La Maca aurait également un effet intéressant sur la mémoire.

 

 

Ses propriétés anti asthéniques de type anabolisant ont conduit des body-builders à l’utiliser avec succès  (comme le TRIBULUS TERRESTRIS) comme alternative naturelle aux anabolisants stéroïdiens et autres hormones.

 

 

On peut le recommander, comme le ginseng, pour stimuler, chez l’homme comme chez la femme, la libido et tenter de lutter contre la stérilité où l’on sait que les déficiences nutritionnelles, notamment en zinc, fer, vitamine B12 et acides aminés sont autant de facteurs aggravant.

Chez l’homme on lui reconnaît des propriétés contre l’impuissance et il faciliterait l’érection.

 

C’est dans cette indication que le prescrivait le docteur Gary F. Gordon,  ancien Président du Collège Américain pour L'avancement de la Médecine : - « Après avoir entendu des rumeurs diverses à propos de cette racine j’ai éprouvé personnellement  une réponse  significative dans la stimulation du tissu  érectile que j’appelle alternative naturelle au Viagra ®

Je pense que la Maca est un moyen de normaliser nos hormones stéroïdiennes  comme la testostérone, la progestérone et les estrogènes. Il permet d’anticiper les changements et modifications hormonales et de restaurer la libido ».

 

Qun Yi Zheng, Ph.d., a publié dans Urology une étude sur les souris qui a démontré une très nette augmentation de l’activité sexuelle : selon la concentration utilisée les souris ont eu de 13 à 67 coïts en trois heures.

Aguila Calderon,  l’ ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Lima a constaté  « que la Maca  apportait beaucoup de calcium, de magnésium et de silice absorbables et que de ce fait elle était utile en cas de décalcification chez les enfants et les adultes ». Dans sa pratique, Dr. Calderon utilise également la Maca contre les troubles de l’érection et les différents  symptômes liés à la ménopause ainsi que dans la fatigue générale.

De même on a vu qu’à la fois sa composition, ses indications traditionnelles et certains résultats constatés permettaient de le recommander afin de préserver l’aspect et la « jeunesse » de la peau, particulièrement au moment de la ménopause.

Mais ce sont surtout ses propriétés de régulation du cycle hormonal qui la feront proposer comme supplément nutritionnel (seul ou associé au yam ou dioscorea) :

Soit en fin de cycle pour améliorer ou diminuer  le syndrome prémenstruel

Dans le cadre de la préménopause ou de la ménopause pour diminuer les bouffées de chaleur et l’asthénie.

C’est dans le cadre de la prévention des effets délétères de la pré- et ménopause que l’on doit conseiller de consommer, si besoin dés le milieu de la quarantaine, de la Maca, du Yam ou Dioscorea et bien entendu du soja.

 

C’est donc dans le cadre des « hormones like », phytohormones et phytomodulateurs hormonaux (lire à ce propos « HORMONES VEGETALES NATURELLES des Dr Nahon et Rueff et « HORMONES VEGETALES MODE D’EMPLOI, du Dr Rueff, aux Editions Jouvence) à côté du yam, du soja, mais également du « Tribulus Terrestris » ou du « Trèfle Rouge » qu’il faut placer cette racine pleine d’avenir et d’espoir qu’est la Maca.

 

Entre les mythes populaires d’un côté et de l’autre la science, s’étend le vaste domaine du savoir et utilisations populaires associées ici à l’utilisation d’une plante à la fois surprenante, pleine de promesses. Cette « herbe divine », utilisée depuis plusieurs millénaires, n’a cessé de prouver son utilité, sans que les progrès de la science ne le démente actuellement. Bien au contraire, gageons qu’elle soit en mesure de la valider et de la préciser.

 

Références: